Bénabar dévoile son jardin dans le Lubéron – ce “coin de paradis” où ses enfants ont grandi
- Pierre Howard

- 2 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dans le dernier numéro de l’émission Mon Côté Sud diffusée le 1er novembre sur France 3, les téléspectateurs ont eu le privilège de découvrir la maison de Bénabar, nichée au cœur du Lubéron, cette région du Sud baignée de soleil. Sous le regard bienveillant de Carole Gaessler, l’artiste s’est confié comme rarement, dévoilant un lieu simple, sincère et profondément à son image.

Il y a une dizaine d’années, Bénabar – de son vrai nom Bruno Nicolini – a décidé de poser ses valises dans cette terre lumineuse du Lubéron. “On est ici depuis dix ans, les enfants ont grandi en partie dans cette maison”, raconte-t-il, un large sourire aux lèvres, tout en guidant Carole Gaessler à travers un jardin parfumé de lavande et d’oliviers. “Et comme c’est sur la route du Sud, tous les copains s’arrêtent ! Parfois, on est soixante-dix à la maison !”
Derrière cette plaisanterie, on devine toute la philosophie du lieu : un foyer ouvert, vivant, joyeux, où se mêlent musique, amitié et partage. Loin des villas luxueuses, la maison de Bénabar est une bâtisse ancienne, rénovée avec goût, entourée de verdure et d’un désordre charmant. Des pots de fleurs alignés sur les marches, une grande table en bois sous la tonnelle, le chant des cigales à midi… Tout respire la simplicité et la chaleur humaine – ce mélange rare que l’on retrouve aussi dans ses chansons.

À l’intérieur, dans le salon, trône un vieux piano près d’une grande fenêtre donnant sur le jardin. Bénabar s’y installe, caresse les touches et entonne Elles dansent, l’un de ses morceaux les plus emblématiques. “Je l’ai écrit ici, un soir d’été, quand les enfants dormaient et qu’il ne restait que le bruit des insectes dehors”, confie-t-il.
Ce moment suspendu résume à lui seul la manière dont l’artiste vit la musique : non pas dans le tumulte des studios parisiens, mais au cœur du quotidien, au rythme de la nature et des saisons. Le Lubéron est pour lui bien plus qu’un refuge : c’est un souffle, une source d’inspiration inépuisable.
Depuis 2010, Bénabar partage sa vie avec Stéphanie Nicolini, celle qu’il appelle “son pilier”. Ensemble, ils ont deux enfants : Manolo (né en 2004) et Ludmilla (née en 2009). Dans leur maison du Lubéron, les rires d’enfants ont remplacé le vacarme de la ville. Les journées s’écoulent entre les déjeuners sur la terrasse, les balades en vélo et les soirées d’été à regarder les étoiles.
“On n’a pas besoin de grand-chose”, sourit-il. “Un toit accueillant, un coin pour faire de la musique et un jardin où les enfants peuvent courir, c’est tout.” Ici, le couple a trouvé un rythme paisible, loin des paillettes, loin du stress.
Les habitants du coin racontent souvent croiser Bénabar au marché du village, panier à la main, discutant volontiers avec les producteurs locaux. Il jardine lui-même, tond la pelouse, taille ses rosiers. Rien de calculé, rien de mondain : juste un homme heureux de redevenir anonyme. “Je ne veux pas que cette maison soit un lieu de vacances pour star”, explique-t-il. “Je veux qu’elle reste un vrai foyer.”


Derrière l’humour et la malice de ses textes, Bénabar reste avant tout un père inquiet, parfois même anxieux. Dans une interview accordée à Voici en 2021, il s’était livré sans détour :
“Je suis un père un peu déglingué, mais avec des valeurs à l’ancienne. Eh oui, j’ai la trouille.”
Il disait aussi redouter les excès de la jeunesse :
“Tu sais que ton gamin fumera un pétard un jour, mais tu pries pour qu’il ne tombe pas dans la coke.”
Pour lui, l’éducation repose sur la vérité et la liberté :
“Il faut leur dire la réalité des choses, et leur apprendre le libre-arbitre.”
Ces mots, simples mais justes, en disent long sur sa manière d’être père : protecteur sans être étouffant, lucide sans être moralisateur. On retrouve dans son regard la même tendresse qu’il met dans ses chansons.

À 51 ans, Bénabar n’a plus rien à prouver. Il a connu le succès, les tournées, les disques d’or, les salles pleines. Mais aujourd’hui, ce qu’il recherche, c’est la sérénité. “Ici, je ne suis pas Bénabar. Je suis Bruno, le mari, le père, le voisin”, confie-t-il avec un sourire tranquille.
Cette phrase résume tout : dans le Lubéron, il s’est offert le luxe le plus rare – celui du temps. Le temps de regarder grandir ses enfants, d’écrire sans pression, de partager un verre de vin avec des amis au coucher du soleil.
L’émission s’est achevée sur une image d’une beauté simple : Bénabar assis sur la terrasse, un verre à la main, observant ses enfants courir dans le jardin. Le soleil descend lentement derrière les collines, baignant tout le décor d’une lumière dorée.
C’est là, dans ce décor sans artifices, que l’artiste a trouvé son véritable refuge. Le Lubéron n’est pas seulement “un endroit où vivre”, mais une part essentielle de lui-même – ce “coin de paradis” où Bénabar, l’homme et le musicien, se rencontrent enfin.





















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